Témoignage de Laure (Prénom d’emprunt)

Premier rendez-vous en visio

Mon premier contact avec Fabrice s’est fait pendant mes recherches sur le métier de médiateur de santé-pair. Il avait pris le temps (presque plus de deux heures) de me parler de son parcours personnel et professionnel et de me parler du métier de MSP. Mais il avait aussi pris le temps de m’écouter, d’écouter mon parcours, mes souffrances et mes interrogations. Il s’est alors proposé de m’aider et de m’accompagner pour que je puisse sortir de ma dépression et que je sois par la suite à même de moi-aussi devenir pair-aidante et transmettre à mon tour.

Ce premier rendez-vous officiel d’accompagnement a débuté sur des notions importantes que Fabrice a tenu à me rappeler. Tout d’abord la confidentialité de nos échanges, pendant toute la durée de l’accompagnement mais aussi après, et surtout la confiance. La confiance entre les deux parties, un lien qui nous permet de pouvoir faire part de nos doutes et de nos pensées sans être jugé et la confiance dans la personne qui nous accompagne, que celle-ci mettra en oeuvre toutes les ressources possibles pour nous aider. Ces principes sont rappelés dans le code de déontologie du MSP qui fait partie du contrat que l’on signe mutuellement avant le début du suivi.

Ce premier rendez-vous a pour but premier de se fixer des objectifs. Savoir ce que l’on attend de cet accompagnement et qu’est-ce que l’on souhaiterait obtenir comme résultats à la suite de celui-ci. Pour déterminer ces objectifs Fabrice me précise qu’ils doivent toujours être en adéquation avec mes valeurs profondes, qu’ils doivent être toujours énoncés de manière positive et également qu’ils doivent prendre en compte ma situation dans son ensemble c’est à dire les limites auxquelles je peux faire face et mon environnement dans sa globalité. Car fixer des objectifs sans tenir compte de mon contexte social, personnel et professionnel n’aurait pas de sens.

Mon objectif principal qui a donné lieu à ce suivi est d’abord et surtout d’éviter la rechute vers une nouvelle dépression. Pour se faire nous avons identifié plusieurs objectifs tels que retrouver une stabilité financière, retrouver un logement, que nous découpons en plusieurs étapes afin de les mettre en oeuvre. Tout cela est présenté sous la forme d’un tableau d’opérationnalisation de la demande qui nous permet de suivre l’avancement des différentes actions mises en place.

A la fin de ce premier rendez-vous j’ai donc plusieurs choses à faire. Tout d’abord concernant l’objectif professionnel je dois transmettre mes candidatures (CV et lettre de motivation) à Fabrice afin qu’il me fasse un retour sur celles-ci et que je puisse améliorer mes chances de trouver un travail, alimentaire pour le moment. L’objectif final étant de trouver un poste de MSP et de suivre la formation en parallèle. Je dois également me renseigner sur des éventuels postes de bénévolat en tant que pair-aidante pour avoir un premier pied dans le milieu et également me renseigner sur les différentes aides financières auxquelles je pourrais prétendre et notamment savoir si je peux cumuler un emploi avec l’ASS que je touche actuellement. Le dernier point est de réfléchir à des étapes à mettre en place au niveau de ma santé globale pour améliorer ma santé physique d’une part, notamment par la marche, le yoga et le pilates, mais aussi ma santé mentale et ma motivation par des activités annexes, créatives ou autre.

Le bilan de ce premier rendez-vous est assez positif. Je sens que le fait de ne pas réussir à me projeter est compliqué pour moi notamment au niveau du travail car étant en inactivité depuis 3 ans j’ai du mal à appréhender la chose et à trouver la motivation nécessaire car cela me cause beaucoup d’anxiété sur le simple fait d’anticiper un retour à l’emploi. Cependant, le fait de mettre en place des actions concrètes et d’avoir des étapes à réaliser et des objectifs à atteindre me redonne de la motivation et l’envie d’avancer.

Remarques :

Fabrice insiste sur l’aspect physique et sur mon poids dont il m’avait déjà parlé lors de notre premier échange. Il prend en compte l’IMC pour considérer que je suis en surpoids. D’une part l’IMC n’est pas représentatif en ce que deux personnes d’un même poids peuvent avoir des morphologies très différentes et le poids ne correspond pas seulement à la masse graisseuse. Ensuite, le poids ne détermine pas l’état de santé de la personne. Une personne très mince peut avoir une mauvais hygiène de vie (pas d’activité physique, mauvaise alimentation,stress, addictions) et l’on sait que cela cause des problèmes notamment au niveau cardio-vasculaire. On peut donc avoir un IMC au dessus de la moyenne et être en bonne santé.

Ensuite il est prouvé scientifiquement que le surpoids provient de multiples facteurs et que l’on peut bien manger et faire de l’activité et être en surpoids. Or Fabrice présuppose que je mange beaucoup et que je ne fais pas assez d’activité du simple fait de mon poids. Il fait également une remarque que comme j’ai une voiture je la prends forcément même pour des petits trajets au lieu de marcher, ou que j’aurais du mal à monter des escaliers si je reprends le travail, c’est une simple interprétation de ma réalité alors que je ne lui ai rien dit à ce sujet et il n’est pas au fait de ma condition physique.

Pour finir, même si je sais que le fait d’insister sur ce point part d’une bonne intention dans l’optique de m’aider à aller mieux, cela peut être dommageable pour une personne qui souffre déjà de TCA (troubles du comportement alimentaire) ou qui a un manque de confiance lié à son corps surtout chez les femmes qui ont une pression sociale et familiale parfois depuis l’enfance liée à leur apparence physique. Je pense qu’il est plus intéressant de parler de l’activité en lien avec la santé globale plutôt que d’insister sur le poids, cela n’apporte rien de plus ni ne nous renseigne sur la santé de la personne et peut être culpabilisant et renforcer le malaise de la personne.

Au sujet de trouver un travail alimentaire Fabrice par directement sur l’aide aux devoirs car j’ai mentionné que j’en avais fait pendant mes études, sans forcément creuser plus loin sur ce que je pourrais faire d’autre et m’indique donc que je dois chercher quelque chose en ce sens.

Deuxième rendez-vous en visio

Nous faisons d’abord un point sur les actions que j’ai mené depuis notre dernier rendez-vous. Premièrement les avancées sur le plan professionnel. J’ai pu mettre à jour mon CV, me renseigner pour une licence de psychologie à distance, consulter des offres pour le métier de médiateur de santé, j’ai également pris rendez-vous avec la psychologue du travail ainsi qu’avec ma conseillère France Travail et j’ai envoyé des demandes d’immersions auprès de différentes structures dont je n’ai eu aucun retour pour le moment. Sur le plan de la santé j’ai repris rendez-vous avec un psychiatre pour un éventuel diagnostic et traitement adapté.

Fabrice me donne un contact à Marseille pour que afin de réaliser une immersion et me propose également d’envoyer un message dans son groupe WhatsApp des anciens élèves de la formation devenus MSP pour leur demander s’il y a éventuellement des opportunités de bénévolat ou d’emploi.

Je mentionne également ma candidature au métier d’enquêteur de justice et le fait que je suis dans l’exploration de plusieurs pistes professionnelles.

Fabrice me raconte son expérience personnelle avec un enquêteur de justice qui a fait en sorte qu’il soit protégé des agissements de son père. Nous faisons également un point sur les actions mises en place au niveau de l’activité physique. J’essaie de continuer à faire de la marche, du yoga et du pilates. J’ai pour le moment réussi à garder un rythme régulier et je ressens les effets bénéfiques sur mon corps et sur mon moral.

Concernant ma recherche de logement je suis en attente de préciser le projet professionnel pour savoir où chercher, il ne nous semble pas pertinent de se concentrer sur cet objectif pour le moment.

Fabrice me partage son expérience professionnelle qui l’a amené au poste de médiateur de santé pair et les différentes étapes par lesquelles il est passé, bénévolat puis formation et poste salarié. J’évoque mon appréhension du retour au travail à cause de mon anxiété. Fabrice me conseille d’observer mon corps et mes sensations lorsque l’anxiété survient, de prendre un moment pour respirer et également porter mon attention sur les 5 sens pour revenir dans le moment présent.Il me rappelle quelques grands principes de la therapy ACT :

• Valeurs

• Actions engagées vers ces valeurs (sans attente de résultat immédiat)

• Instant présent (anticipation=anxiété)

Le rétablissement n’est pas linéaire mais ces valeurs sont notre boussole. Le jardinier plante ses graines et continue à semer même si les plantes ne poussent pas tout de suite. Les fleurs ne fleurissent pas toute l’année. Il faut essayer de revenir à l’instant présent.

Fabrice me partage ensuite son expérience de rétablissement et les méthodes qu’il a mises en place dans cet objectif, notamment un tableau. Ce tableau recense ses humeurs et virages par périodes (manie, hypomanie, dépression). L’observation de la saisonnalité des virages et les corrélations avec les évènements (stresseurs), les lieux, et sa situation professionnelle et personnelle. Il recense aussi les diagnostics psychiatriques et comorbidités, les différents traitements, le travail thérapeutique mis en place, l’hygiène de vie et les activités sportives et artistiques. Il permet d’avoir une vision d’ensemble du parcours de rétablissement et de pouvoir établir des liens entre les différents éléments.

Il m’envoie ce tableau pour que je puisse me l’approprier et faire à mon tour un état des lieux de mon parcours, ainsi qu’une rosace des émotions pour me permettre de réussir à qualifier mes ressentis.

Expérience selon Kant :

• Événements liés par des éléments de cause à effet : regarder les évènements successifs et les conséquences qui en découlent (exemple saisonnalité, même période mêmes effets)

• Événements simultanés reliés par leurs interactions (même environnement par exemple)

• L’expérience peut s’embrasser toute entière, elle est disponible toute suite

 

Fabrice me propose différents outils qui pourraient m’être utiles dans mon rétablissement. Les colonnes de Beck pour les pensées qui génèrent de l’anxiété appelé aussi collecte des pensées automatiques. Il me transmet ce tableau ainsi que des vidéos de sensibilisation notamment une dans le milieu professionnel, ce qui me pose le plus de problèmes.

Il me rappelle de me focaliser sur les 3C : observer le coeur, le corps et le cerveau et évoque la chanson de Jane Birkin « Fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve ». Le fait d’anticiper que les choses vont mal se passer nous fait passer à côté de possibles moments de bonheur car on préfère les éviter de peur qu’ils nous fassent du mal.

Nous fixons des actions à mener d’ici le prochain rendez-vous :

– Prendre contact avec la personne à Marseille pour une possible immersion professionnelle

– Rédiger un message pour le groupe WhatsApp en vue d’une recherche pour un poste de  médiateur de santé non formé

Relancer l’IED pour les demandes d’équivalence en psychologie car pas encore de réponse

Remarques :

Fabrice propose un éventail d’outils et de méthodes à utiliser ou non selon nos besoins. Cela est très utile dans le processus de rétablissement car il y a différentes choses à disposition sur lesquelles on peut se reposer et qui nous viennent en aide en supplément du reste.

Le fait de s’engager auprès d’une autre personne, d’avoir énoncé des objectifs, nous motive à respecter ces engagements et à être dans l’action.

Troisième rendez-vous en visio

Nous faisons d’abord le point sur les actions que j’ai pu mener depuis notre dernier rendez-vous, à savoir :

– J’ai envoyé un message de demande d’immersion professionnelle au contact que Fabrice m’avait donné à Marseille. Suite à mon mail elle m’a indiqué qu’elle avait changé de structure et que ce n’était pas possible.

Un message a été envoyé dans le groupe WhatsApp des MSP ayant suivi la formation pour une demande d’opportunités en tant que médiateur non formé.

J’ai envoyé plusieurs candidatures pour les offres de MSP publiées sur le groupe Facebook par le CCOMS.

Fabrice me donne des conseils pour trouver des immersions, cependant il adopte parfois un ton culpabilisant, par exemple « tu ne t’es pas bien débrouillée, tu ne t’es pas bien exprimée » renforçant le fait que je suis responsable du peu de retour que j’ai. Cela affecte ma sensibilité et peut me décourager car j’ai souvent le sentiment de ne jamais faire assez bien. Malgré tout je sais que cela est fait dans une bonne intention et part d’une volonté de me motiver à persévérer vers les objectifs que je souhaite atteindre.

Par ailleurs il me rappelle quelques principes importants comme le fait de ne pas attendre des autres et agir sur ce qui dépend de moi : actions, paroles, pensées.

Il me rappelle aussi plusieurs objectifs à garder en tête :

Observer les 3C : coeur, corps, cerveau.

Adapter mes comportements à mes besoins.

Recherche active d’emploi, relancer, écrire, trouver des contacts

Chercher un psychiatre formé à la TCC

Actions vers nos valeurs, ce qui est important pour soi : travail + santé

=> Une porte qui se ferme ne veut pas dire que c’est foutu cela veut dire que notre place n’est pas là.

=> Il est important de faire des choix dans la vie, la vie est une succession de choix.

Nous fixons les actions que j’aurais à mener pour notre prochain rendez-vous :

Relancer ma conseillère France Travail sur le cumul ASS/emploi

Recherche d’immersion : voir secteur associatif, COFOR, Club House Santé Mentale, Maison Perchée Paris, UNAFAM

Visiter des GEM (groupes d’entraide mutuelle)

Contacter psychiatres formés TCC

Voir outils des pensées automatiques

Fabrice conclut en me rappelant que l’on est pas obligé de recourir à des traitements. Parfois l’activité physique, la thérapie TCC ou d’autres thérapies font le même effet et également qu’il est important de ne pas se juger sur l’avancement des choses.

Quatrième rendez-vous en visio

Depuis notre dernier rendez-vous j’ai pu réaliser une immersion au sein d’un GEM (groupe d’entraide mutuelle) pendant quelques jours. Nous faisons le point sur cette immersion et sur les difficultés que j’ai pu rencontrer notamment au niveau des interactions, le fait d’avoir plusieurs conversations en même temps, la fatigue mentale. Malgré cela l’expérience est positive et j’ai eu un bon contact avec les adhérents et me rendre compte que j’étais à l’aise avec le public concerné par des troubles psychiques.

Fabrice me conseille de me concentrer sur les entretiens individuels qui seront plus faciles pour moi lorsque j’exercerais en tant que MSP. J’ai également effectué une prise de contact avec une autre structure, EHMA, qui intervient au domicile des personnes souffrant de troubles psychiques avec un pair aidant.

En parallèle je continue à candidater pour les postes de MSP qui sont publiés sur la page Facebook.

Concernant le le poste d’enquêteur de justice un dernier entretien en visio était programmé mais je n’ai pas eu de nouvelles au jour et à l’heure prévus et j’ai donc décidé de ne pas donner suite.

Fabrice me parle de la promotion MSP 2025 qui sont 17 participants et sur les interventions qu’il a effectué lors de la formation à Bordeaux.

Nous faisons un point sur la santé globale : yoga, pilates, marche. Je continue de manière régulière et je ressens les effets bénéfiques sur mon bien être mental et physique. Je constate que j’ai moins d’anxiété.

Fabrice me rappelle l’importance de faire une activité intensive surtout chez les femmes pour la santé cardiovasculaire. Il me renvoie vers un post Linkedin de Claire Mounier-Vehier cardiologue au CHU de Lille.

Il me rappelle ensuite d’être attentive à mes sensations, émotions et ressentis. Il me propose un exercice de respiration attentionnelle : observer les objets, sons, odeurs ainsi que son propre corps (proprioception). Exercice qui peut se faire à tout moment, n’importe où et qui permet de se recentrer.

Actuellement je suis toujours en recherche de suivi psychiatrique en plus du suivi psychologique mais pour l’instant je n’ai pas trouvé quelqu’un qui me convienne. J’avais eu un rendez-vous mais le psychiatre ne m’a pas écouté et m’a simplement prescrit des médicaments, ce qui ne me convient pas pour le moment.

Fabrice me conseille de trouver des activités qui me calment (physiques, manuelles…) et d’aller me baigner dans la mer.

=> Principe d’impermanence des choses, tout passe.

Nous faisons un exercice de mise en situation d’un appel téléphonique où je ne me sentais pas légitime (appel psychiatre). Nous avons analysé mes émotions et sensations (boule dans le ventre, tachycardie, anxiété, gorge serrée). Conseil : Qu’est ce que je dirais à ma meilleure amie dans la même situation ?

Nous fixons les actions à mener d’ici le prochain rendez-vous :

Relancer pour demander si la candidature a été bien reçue (par tel ou email).

Aller nager dans la mer

Voir manœuvre vagale (Savoir gérer son stress, Charly Cungi, 22 premières pages)

Dernier rendez-vous en visio : bilan de l’accompagnement

Depuis notre dernier rendez-vous Fabrice m’avait mise en contact avec une ancienne élève de la formation MSP qui exerce dans la ville où je réside. J’ai donc pu la rencontrer et échanger avec elle sur son parcours et la réalité de son activité. Elle m’a aussi parlé de l’association de pair-aidants qu’elle a créé et qui organise des rencontres entre personnes touchés par les troubles psychiques. Elle m’a dit que je pourrais y participer et même plus tard devenir bénévole pair aidante au sein de l’association. J’ai également fait une demande d’immersion au sein de la structure où elle travaille.

En parallèle je continue de postuler aux offres de MSP qui sont publiées. Je n’ai pas effectué de relance depuis le début car j’ai des difficultés par rapport à ça mais Fabrice me rappelle que c’est important de confirmer la bonne réception de sa candidature par mail ou téléphone.

Concernant ma santé, faute de trouver un psychiatre en libéral j’ai repris rendez-vous au CMP pour espérer avoir un nouveau suivi.

Pour ce dernier rendez-vous j’avais un formulaire à remplir afin de me situer par rapport à cet accompagnement et faire un bilan. Nous lisons donc le bilan point par point.

La finalité de départ était d’éviter la rechute et de retrouver une situation personnelle et professionnelle stable. Au niveau de l’atteinte des objectifs fixés en début d’accompagnement la santé globale s’est améliorée et j’ai pu mener pas mal d’actions dans le but d’accéder au métier de MSP (prise de contact, immersions, candidatures). Concernant le fait de trouver un logement et de retrouver des ressources financières stables il n’y a pas eu d’évolution car cela découlera d’abord d’un changement au niveau professionnel.

De manière générale j’ai constaté que l’accompagnement m’a aider à retrouver un mieux-être global et un regain de motivation pour la concrétisation de mes projets et au passage à l’action.

Le fait de se fixer chaque fois des petites étapes à réaliser, des actions réalistes à mettre en place, m’a aidé à avancer. Le fait d’avoir en parallèle accès à différents outils et méthodes pour gérer mon anxiété (techniques psycho corporelles) a été très utile. Le partage de ressources et de contacts a également été très positif dans la progression vers mes objectifs. Je n’ai pas utilisé tous les outils car certains n’étaient pas adaptés à mon fonctionnement, comme remplir le tableau des pensées automatiques par exemple, mais je continue à utiliser ceux qui me conviennent.

En conclusion,

Cet accompagnement m’a permis d’éviter la rechute en me fixant des objectifs et en agissant sur ma santé globale. En me servant des conseils, outils et méthodes partagés et en mettant en oeuvre des actions concrètes pour atteindre mes objectifs cela m’a permis de garder un équilibre psychologique et de me concentrer sur les objectifs à atteindre. Même si pour le moment tout n’est pas atteint à 100% cela m’a aidé à y voir plus clair et à déterminer ce qui était important pour moi tout en continuant d’avancer. J’ai également pu découvrir des types de structures que je ne connaissais pas et être mise en contact avec des personnes en lien avec mon projet professionnel. Cela m’a également permis de retrouver la motivation lorsque je n’avais plus le moral et à me sentir légitime dans ma recherche d’aide.

Fabrice me met en garde sur le biais de dichotomie, voir tout noir ou tout blanc. Aucun objectif ne sera jamais atteint à 100% et tout ne sera pas parfait mais il faut raisonner en terme de valeurs et non d’objectifs et de résultats. L’important est de faire des petits pas dans la bonne direction.

Pour finir mon suivi Fabrice me donne des conseils pour la suite et les prochaines étapes à venir, notamment les entretiens d’embauche. Il me donne des conseils par rapport à sa propre expérience pour bien intégrer une équipe.